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    Toi qui es au crépuscule de ta longue vie

    Qui connais l'ensemble de ce que la vie a fait de pis

    Apprend-moi comment mieux vivre et comment mourir

    Je ne veux pas continuer à être ivre à l'idée de sourire

     

    Toi qui profites des premiers souffles de l'existence

    Qui baignes encore dans la douce lumière de l'innocence

    Dis-moi comment vivre heureux et ignorer le mal

    Je ne peux continuer si chaque jour est mon dernier bal

     

    Moi qui émerge à peine de l'enfance heureuse

    Qui comprends que ses pensées n'étaient que trop pieuses

    Qui n'a pas encore appris comment il pouvait vivre

    Qui pourrai peut-être apprendre a être dans les livres

     

    Sachez que je n'ai aucune sagesse à vous léguer

    Je dirai juste qu'on est tel que la vie nous a façonné

    Et qu'il ne servirai à rien de s'essayer à être autre

    « JE » n'est pas autre, non, il est bien notre

     

    La vie ne nous est accordée qu'avec peu de longueur

    Pourquoi faudrait-il la terminer avant que ne sonne l'heure?

    Alors par pitié, arrêtez vos suicides soi-disant si lucides

    Et arrêtez vos guerres qui ne sont que fratricides

     

    Je ne dirai pas plus que ce que ce message d'absolu

    À vous tous amis, camarades, connaissances et inconnus

    Je n'ai rien à vous apprendre, je ne suis pas votre maître

    Je vous demanderai juste de vivre heureux et de l'être

     

    Note: J'ai écrit ce poème en voulant faire' en quelque sorte une hymne à la vie. Un message d'espoir. Ce n'est pas un texte niais où j'affirme que la vie n'est que belle et douce. Il y a des hauts et bas mais il faut continuer de voir la surface et le ciel et pas seulement l'abysse. Le reste de ce que je veux faire passer vous l'avez sûrement compris dans le poème. Je tiens tout de même à dire, quitte à ma répéter, "je n'ai aucune sagesse à vous léguer". Le titre ne fait pas référence à ma prétendue sagesse mais à celle que nous pouvons trouver comme dans chaque âge de la vie, l'enfance  comme la vieillesse. 

     


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       C'est un souvenir un peu perdu. Perdu entre d'autres images, entre d'autres sensations, entre d'autres sentiments oubliés. Lointain et flou comme l'est le soleil qui se lève à travers la brume matinale. Le soleil perce à travers les liasses de brouillard pour éclairer les chemins humides et les champs recouverts de rosées. Ce fragment de vie perce lui aussi, il revient petit à petit, de plus en plus précis, de plus en plus net. Je ne sais plus combien d'étés sont passés. J'étais encore jeune et insouciant. J'avais encore cette mèche qui retombait devant mes yeux de garçon heureux et curieux. J'avais encore ces habits trop grands et colorés. Colorés comme l'étaient mes joies et mes rires. Cet enfant me semble étranger comme s'il n'était pas moi. Pourtant je me rappelle de mon enfance, de l'insouciance, de l'innocence, de l'existence joyeuse et épanouie.


       Joyeux et épanoui, oui. Épanoui tant que les herbes folles s'étendaient devant moi et non le bitume. Joyeux tant que je pouvais me perdre au milieu des arbres, des chemins, sans aucune trace humaine. Ah ! Comme le temps passait vite. Je partais peu après le déjeuner, j'allais connaître ces champs de la Nièvre avec fièvre de découverte. Je ne rentrais que le soir brûlé par le soleil. Mais comme l'après-midi était rempli ! Je rentrais tantôt trempé par la pluie, tantôt les joues et les bras rouges comme le crépuscule. Mais qu'importe le temps ! J'allais à travers les champs qui me semblaient infinis. Je respirais à grande gorgée le soleil bienfaiteur. La pluie ne gênait pas pour autant. J'aimais son odeur qui sortait de la terre humide. J'aimais sentir les gouttes ruisselantes sur ma peau, entendre le tapotement sucré des gouttes sur l'étang en contrebas.


       L'étang, oui... Qui était à mes yeux une véritable muse. Je tournais autour à pas feutrés à l'affût d'une petite onde dans l'eau preuve de la vie qui grouillait en son sein. Quelques fois je tombais nez à nez avec un ragondin. Il partait se réfugier dans l'eau à une vitesse prodigieuse. Une onde suivait sa fuite, légère et gracile. Mais l'étang atteignait le summum de sa beauté quand la pluie tombait et se mêlait à l'eau dans de petites étreintes magnifiques. Je me rappelle avoir décrit ces gouttes qui tombaient sur l'étang, les décrire comme « cette eau du ciel qui rendait toutes choses plus belles ». Parfois je partais au gré de mes envies, écrire. Je cherchais un endroit qui émerveillait mes yeux ou ravivait la flamme de mon cœur. Je m'asseyais sur l'herbe ou sur une souche et puis j'écrivais. J'écrivais et c'était tout. Il n'y avait rien d'autre que le paysage et la page blanche, plus rien du monde, plus rien de ma vie. Le temps s'arrêtait et j'écrivais.


       Et puis bien sûr il y avait la forêt. J'allais y emprunter des chemins toujours différents. Je voulais voir ce que je n'avais jamais vu. Contempler ce que je n'avais jamais contemplé. Il y avait ce chemin qui se séparait en deux, cette image est inscrite dans mon esprit et gravée sur mon cœur. Au loin j'entendais les hennissements des chevaux. Pour mon âme d'enfant c'était un chant. Le bruissement des feuilles sous mes pieds, une berceuse. Et le vent dans les branches une symphonie. La nature toute entière chantait des balades et des odes. Et je les entendais. Je les écoutais et je n'étais qu'un simple spectateur. Qu'un simple fidèle. La nature est encore cette entité. Cette nymphe que j'ai voulu connaître. Je l'ai connue. J'ai tenté d'apprendre chacune de ses facettes. Mais en vain. Elle est bien trop forte. Alors devant elle je m'incline car avec elle je culmine. Alors je l'aime car elle est le sang de mes veines. Et que jamais je ne l'inhume car elle est devenue l'encre de ma plume. Voilà donc ce qui me représente le mieux. Cette partie de ce que j'étais : sensible, rêveur et curieux. Cette partie de moi qui demeure encore. Cette partie de moi qui persiste et se ravit quand je retrouve cette nymphe.

    Note: J'ai écrit ce texte pour un devoir d'invention en cours de français dont le but était de raconter un souvenir d'enfance à la manière de Colette. Il fallait écrire quelque chose de poétique. Le thème m'a tout de suite inspiré. Cependant j'ai fait quelques corrections après coup car je trouvais certaines phrases mal formulées ou qu'il manquait de transition entre deux parties.


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    Dans le silence et le secret

    Meurt doucement la ruée vers l’or

    Notre cœur aux chants émerveillés

    Admire, se prosterne et honore

     

    Alaska, aux sommets enneigés

    Dont l’âme véritable j’ignore

    Alaska, blancheur inégalée

    Herbe jaunie par les vents du Nord

     

    Alaska, ciel des nuits étoilées

    Illuminés par cent célestes corps

    Alaska, à la nature aimée 

    Alaska, que ses yeux clairs adorent

     

    Note: J'ai écrit ce poème selon le thème donné par une amie, le dernier vers fait donc référence à elle.


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  • Échantillon du Stelehaï

     

       Voici quelques glyphes issus du Stelehaï pour vous donner une idée. L'alphabet elfique s'appuie beaucoup sur leur façon de voir le monde ou comment ils représenteront un objet ou un principe d'un symbole simple. Vous avez peut-être reconnu quelques glyphes qui étaient présentes sur d'autres articles.

    Échantillon du Stelehaï

     

       Pour créer une phrase (nominale ici) il suffit d'assembler les deux mots. Il n'y a pas d'ordre précis pourun nom et son complément du nom. On pourrait aussi bien dire Stim'accel que Accelstim, mais les races non-elfiques ont pris l'habitude de dire ces phrases dans ce sens là. Cependant dans une phrase plus complexe avec des verbes il n'y a que les noms et leurs compléments du nom qui suivent un ordre aléatoire, les autres mots ont un ordre bien précis. Le même que dans notre langue. Ce n'est pas une coïncidence puisque notre langue est issu de cette langue, elle rejoint sa grammaire mais a radicalement changé les glyphes.


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       Avant qu'ils ne se retrouvent à terre et blessés, ils s’étaient battus. Ils avaient tenté de résister, une dizaine contre des milliers. Certes ils n'étaient pas faibles, mais en face d'eux il y avait des milliers d'hommes prêts à les tuer. Il y avait Nanor et deux de ses amis, deux frères, deux Hybrides. Résultats d'une expérience ratée, ils devaient devenir des Draks pourvu d'intelligence. Cela n'avait pas marché. Le plus jeune, Shake, ressemblait à un humain, si on oubliait ses yeux un peu trop longs, et ses ongles trop pointus. Il n'avait pas d'ailes contrairement à la plupart des Hybrides, pas même des bosses à la naissance des omoplates. Son frère Tahran en revanche portait des signes distinctifs. Ses dents ressemblaient plus à des crocs, ses ongles à des griffes. Des écailles couvraient une partie de son visage. Deux bosses déformaient son dos. Quand il le voulait il pouvait faire sortir des ailes décharnées de ses difformités.

     

       Ils étaient peut-être peu nombreux mais ils faisaient tomber des dizaines. Tahran se battait avec deux épées longues mais légères. Il tournoyait parmi ses ennemis, tailladait, tranchait. Il semblait être une tornade. Il combattait avec ses ailes, tuant d'un revers de la main. Quand une lame se dirigeait vers lui il la repoussait aisément. Shake préférait la prudence à la hâte. Il se battait avec deux épées comme son frère, mais ses épées étaient plus larges et donc plus lourdes. Il parait la majorité du temps, mais à chaque fois qu'un de ses adversaires hésitait ou baissait sa garde une lame pourfendait sa chair. Il restait sur ses gardes et ne tentait pas de percées comme le faisait son frère. Et puis il y avait Nanor, il parait et attaquait sans répit. Pas une minute ne s'écoulait sans que sa lame ne rencontre le sang. D'une main il tenait une lame courbe forgée pour amputer les membres. De l'autre il utilisait la magie de la lumière. Des traits de lumière traversaient le champ de bataille pour projeter ses adversaires. Il ne savait plus combien de temps il s'était battu, des heures. Mais combien ?

     

       Leur résistance avait peut-être duré plusieurs heures, mais il y a une fin. Un homme est venu. Il portait une armure de métal sur son torse allant jusqu' à ses jambes. Des protections de cuir noir couvraient ses bras. Un casque à visière lui protégeait le visage. Des cornes ornaient son casque. Une cape noire couvrait son dos. Il portait une simple épée, et pourtant il semblait invincible. Il s'était rué sur eux à une vitesse inhumaine, où il se déplaçait des liasses de brume le suivaient. Nanor n'avait pas vu venir l'attaque, ce n'était qu'un homme parmi les autres. Quand il l’aperçu il était à une foulée de lui, il eu juste le temps de se déporter sur le côté, il entendit la lame siffler et la sentit se déplacer dans l'air. La lame l'avait manqué d'un seul pouce, son ennemi se redressa et il vit ses yeux. Ils étaient noir, n'avaient ni pupille ni blanc, seulement du noir. Ces yeux semblaient enfermer maintes vies qui voulaient s'enfuir. Quand on regardait ses yeux on entendait leurs cris. Il n’eut pas plus le temps de regarder puisqu' il sentit une douleur intense à l'abdomen. Ses pieds se dérobèrent, il était au sol. Il vit la pointe d'une épée menaçant sa poitrine. Il ne pouvait pas se défendre. L'homme aux yeux noirs allait le tuer. Shake se rua sur l'homme sans armes, ses épées à leurs fourreaux. Il le fit basculer sur le sol. L'épée qui menaçait Nanor était désormais au sol. Shake avait l'avantage, il se redressa, sortit son épée et s’apprêta à lui trancher la gorge. Il n'en eu pas le temps. Une brume noirâtre jaillit de la bouche de l'homme et projeta Shake à plusieurs mètres comme un vulgaire caillou. Nanor regarda l'homme et se demanda qui était-il donc. Le chef de la résistance se redressa et s'empara de son arme :

    - Qui es-tu ? lui demanda ce dernier.

    - Tu ne peux rien faire, lui répondit son interlocuteur, j'ai hérité des pouvoirs d'un Dieu.

    - Tu es donc aussi puissant qu'un Dieu, lui rétorqua Nanor un sourire ironique aux lèvres.

    L'homme aux yeux noirs monta sa main au niveau de sa hanche et fit apparaître une boule de brume au-dessus de sa main.

    - Tu ne comprends pas, lui dit-il, je maîtrise la magie comme lui, mais je n'ai ni son pouvoir de création, ni sa puissance, ni son endurance.

    - Donc, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas te battre, répliqua le mage de la lumière.

    - Je n'égale peut-être pas un Dieu, mais pour un homme je suis invincible.

    - Et puis-je savoir quelle le nom de l'homme qui va me tuer ?

    - Héritier de l'Ombre.

       Nanor faisait tout pour ne pas le faire paraître, mais cet homme le tenait en respect, il lui faisait peur. Il était trop puissant. Même si une visière lui couvrait le visage, il savait que les mots ne coïncidaient pas avec les mouvements de sa bouche. Et puis il avait ses yeux.

     

       Il aperçut Tahran entrain de relever son frère. Et puis il remarqua qu'il n'y avait plus aucun soldat. Ils étaient tous partis. Peut-être croyaient-ils que Dolcrine suffirait à les tuer. Et le pire, c'est qu'il allait sûrement leur donner raison. Nanor se rua vers l'Héritier de l'Ombre. Sa lame rencontra la sienne. Mais il continua, enchaînant assaut sur assaut. Mais à chaque fois ses coups étaient parés. Nanor le savait :il n'était qu'un jouet à ses yeux. Son adversaire prenait plaisir à le voir s’essouffler, il jouait. Si le chef de la Résistance baissait sa garde pour l'attirer dans un piège, il ne l'attaquerait pas. Tahran et Shake les observaient, mais ne voyaient pas comment intervenir. Il leur fallait une opportunité. Il devait leur en donner une. Nanor recula de Dolcrine, et lâcha son arme :

    - J'abdique, commença Nanor, la voix entrecoupée de respirations haletantes, Je ne pourrais te battre...

    - Le chef de la Résistance est donc un lâche.

    L'Héritier marcha d'un pas lent jusqu'à lui. Et l'attrapa à la gorge :

    - Ta souffrance sera lente.

     

       A ce moment-là Tahran tomba sur lui. Littéralement, puisqu'il s'était envolé. Son épée allait le couper en deux. Et si cela ne suffisait pas Shake s’apprêtait à attaquer Dolcrine par le flanc. L'épée de Tahran ne pourfendit que l'air, et la lame s'enfonça dans le sol. Avant qu'il ne put sortir sa deuxième arme, ses pieds furent balayés. L'Hybride allait tomber mais l'Héritier le retint en l'attrapant par la gorge et l'étrangla par la même occasion. Cette action n'avait duré qu'un millième de seconde. Mais cela suffit à Nanor pour se relever. Pendant ce temps, Shake bondit sur Dolcrine. Mais une brume noire déferla sur lui comme un ouragan, et il se trouva de nouveau à terre. Une fois Shake au sol, l'Héritier eu juste le temps de tourner la tête que déjà Nanor l'attaquait. L'homme aux yeux sombres lâcha la gorge de Tahran, campa sur ses deux pieds et attendit Nanor. L'épée de ce dernier décrivit une courbe avant d'être arrêtée. Dolcrine avait saisi le bras, et lui faisait désormais une clé de bras tout en menaçant Nanor de sa main libre.

    - Que veux-tu dire avant de mourir ? demanda l'Héritier de l'Ombre.

    - Beaucoup de choses, lui répondit Nanor.

     

    Avant que Dolcrine puisse répondre un trait de le lumière jaillit de la main du chef de la Résistance, et envoya l'homme aux yeux noirs au sol. Il vit alors autour de lui les silhouettes de ses soldats se dessiner, sans devenir tout à fait réelles.

    - Pourquoi il y a-t-il aucun soldat ? demanda Tahran qui s'était relevé.

    - Je vous ai amenés dans une dimension proche de celle de la mort, ici personne ne nous voit, répondit Dolcrine.

     

       Le casque de l’Héritier de l'Ombre était tombé, dévoilant son visage terne presque gris, il semblait être mort. Un rictus se dessinait sur ses lèvres pâles. Maintenant il en était sûr, les mots ne sortaient pas de sa bouche au bon moment. Les mots et les mouvements de sa bouche étaient indépendants. Il semblait tout à fait indemne, son armure était seulement cabossée à certains endroits. Il se redressa sur ses jambes.

     

       Shake se rua sur lui. Ses coups furent bloqués un par un, mais avec moins de facilité qu'auparavant. Il faiblissait. Et puis il y avait les silhouettes fantomatiques des soldats. Il n'arrivait plus à les laisser dans une autre réalité. Tahran bondit à son tour sur Dolcrine. Il était acculé contre le mur. Une sphère de brume enveloppa alors l'héritier de l'Ombre. Ni Tahran, ni Shake ne pouvait la traverser. Nanor fit apparaître une épée de lumière dans sa main, elle crépitait comme le tonnerre. Il courra jusqu'à Dolcrine, sauta et lança l'épée : elle traversa la brume. Nanor lui rebondit dessus avec un bruit sourd. L'épée de lumière traversa le corps de Dolcrine, il tomba au sol, peut-être était-il mort. La brume disparut. Les soldats étaient désormais bien réels. Et ils les regardaient. D'un cri commun ils se ruèrent sur Nanor, Tahran et Shake.


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