• Poèmes

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    Ciel bleuté, je veux juste arrêter de souffrir

    Qu'on puisse encore quelques fois me voir sourire

    Que je puisse arracher ce masque de malheur

    Qu'ils puissent me voir sans artifice, ni leurres

     

    Ciel sans étoiles, s'il te plaît, brille à nouveau

    Je veux juste une ultime fois te trouver beau

    Je veux juste croire que ta grâce persiste

    Voir en toi autre chose qu'un gris terne et triste

     

    Ciel doré, si mon âme vient te voir un jour

    C'est que ton seigneur a joué à être sourd

    Je veux juste qu'il m'épargne une seule fois

    Avant que ce carnaval soit fini pour moi

     

    Ciel gris, est-ce vraiment des larmes dans ton ombre ?

    Je veux juste comprendre avant que tout ne sombre

    Pour empêcher la chute il doit être trop tard

    Alors laisse-moi croire en quelques espoirs

     

    Ciel disparate, j'ai oublié jusqu'à ton nom

    Pourtant je ne l'oublie jamais, elle, au fond

    Je veux juste épuiser mon cœur et tous mes mots

    Je veux juste vivre. Est-ce demander trop ?


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    C’est un vent libre qui vient caresser ta peau

    Il a effleuré des joies et bien quelques maux

    Il a été le témoin de milliers de sorts

    Songe à ses ailes effaçant le goût de la Mort

    Dans un désert oublié, entre deux ombres éteintes

    Et voit son vol porter quelques folles complaintes

    Aux oreilles d'un être au moins aussi fou

    Sent le vent sécher tes larmes sur d'autres joues

    Face à la mer, une odeur salée dans le vent

    Avec elle quelques grains de sables d'Orient

    Il était là quand il n'y avait ni jour, ni nuit

    Et en lui, aucune ride ne le ternit

    Il préfère bien plus les tracer dans ta peau

    Puisqu'un beau matin il emportera tes os

    Peut-être est-ce seulement par pur cruauté

    Mais regarde voler les feuilles mordorées

    Voit cet horizon de barbelés et de grillages

    Il s'incline devant une brise sans âge

    Car depuis toujours le vent est d'un cœur changeant

    Détestable comme il peut être doux amant

    Empli de tendresse et pourtant pétri de haine

    Qu'il brise l'océan, qu'il ravage quelques plaines

    Ou qu'il fasse naître la blancheur d'une rose

    Persiste sans remède les mêmes ecchymoses

    Teintés par le sang bleuté des cœurs bohémiens

    Et sur la peau violacée d'un être humain

    Car lui n'a pas besoin de Mistral et de sel

    Pour que ses plaies béantes jamais ne se scellent


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    En hommage aux victimes d’Irma,

     

    Vent force 300 dans le ciel et dans mon cœur

    L'azur n'est plus que lambeaux à l'éclat menteur

    Le ciel éventrée de frictions en déraisons

    Des milliers de gravats étayant l'horizon

    La houle et les vagues éparpillées dans le vent

    Mon âme est cette morne falaise sombrant

    Celui qui pleure pour ceux que le vent emporte

    Ceux qui partent laissant une étoile morte

    Peu m'importe sous quelles drapeaux vous gisez

    Une soie de trois couleurs ou bien des milliers

    Je ne connaissais pas ces défuntes lumières

    Aujourd'hui je leur apporte mes pleurs et mes prières

    Car cet horizon des cendres des vies brisées

    Est celui qui règne en mon être saccagé

    Mes yeux et mon corps saignent devant toi, Irma

    Je meurs sans cesse sous tes sourires narquois

    Le flot de tes mots me frappe de plein fouet

    Mes rivages ne sont plus que récifs défaits

    Alors va te perdre ailleurs et laisse-moi vivre

    Si seulement je pourrais survivre et revivre

    Je suis déjà assez brisé, tu peux partir

    D'autre après toi viendront sans doute me détruire

    Car j'ai bien trop aimé l'océan et le vent

    Mais Éole ne m'aime, pas même mourant


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    J'attends dans la rosée du matin
    J'attends dans la brise du soir
    Les feuilles ont pris leur couleur carmin
    Les fleurs sont devenues noires

    Empreins de cette morne lassitude
    J'attends de voir la neige blanchir les champs
    Ou de voir le soleil éclairé toujours aussi prude
    D'admirer le monde l’œil incandescent

    J'attends épris de contemplation
    Avec le vent partent mes noires idées
    Avec la nuit disparaissent mes passions
    Je ne sais plus de quel bois je suis fais

    Je ne sais pas ce que j'attends avec tant d'espoir
    Mais je suis là et j'attends tout de même
    J'attendrai de voir l'Homme accomplir ses déboires
    Et de voir s'éterniser le système


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    La vitre se parsème de gouttes

    Quelques flaques éparses sur la route

    Et derrière les traits chaotiques

    Tracés par la fine pluie, s’applique

    Un reflet un peu flou, presque estompé

    Le ciel et les forêts embrumés

    Le monde s’assombrit d’un noir mat

    Le bitume devenant noirâtre

    Sous seulement quelques gouttes d’eau

    Si haute par-delà les oiseaux

    Corps célestes peut-être déchus

    Tombant sur ces toits un peu perdus

    Et moi, qu’une ombre filant entre elles

    Inscrit quelque part dans ma prunelle

    Cette route noire et ce ciel gris

    Ces nuances de monotonie

    Appartenant à un faux automne

    Dans un trop fidèle monochrome

    Brisé par des reflets lancinants

    Les feux et les néons dans le vent

    Ce même vent qui effacera

    Ce paysage sans un éclat

    Brillant pourtant d’une beauté sobre

    Comme si Septembre était Octobre

    Qu’importe la beauté n’a pas d’heure

    Ni de lieu qui lui serait meilleur

     

    Note : J’ai écrit ce poème en regardant par la vitre alors que j’étais en bus. J’ai toujours trouvé à la pluie quelque chose de beau, une beauté qu’on ne trouvait pas ailleurs. Dans ce poème j’ai voulu montrer que chaque chose à une part de beauté et qu’il faut juste savoir la regarder du bon angle.


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    Ci-dessous la liste de chacun des poèmes par ordre alphabétique (cette liste sera mise à jour à chaque poème publié) :

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    Cette nuit je m’en vais rêver
    Vers d’autres horizons brisés
    Là où les arcs-en-ciel se terrent
    Le ciel épousera la terre
    Tous ces rêves je les perdrai
    Dans une brume immaculée
    Mais si ce soir je peux les vivre
    Peu m’importe ce qui va suivre

    Car ce soir je m’en vais rêver
    Fuir les démons de mon passé
    Courir pour mes désillusions
    En trainant des jambes de plombs
    Le sommeil rabattra son voile
    Sur cet autre rêve létal
    Et encore j’oublierai tout
    Un frisson resté dans mon cou


    La nuit tombée j’irai rêver
    J’irai aimer la voie lactée
    Et quelque reflet dans l’acide
    Sans jamais devenir lucide
    Je suivrai chacun de mes rêves
    Je m’imprégnerai de leurs sèves
    J’irai au gré de mes pensées
    Jusqu’au matin trop embrumé

     

    Note : Une amie m’a proposé ce thème « faire un poème sur les rêves « . Au début je n’avais pas vraiment d’idée, mais dès le lendemain j’ai essayé de commencer le poème et je l’ai fini dans la matinée. Dans la dernière strophe le vers « Sans jamais devenir lucide » fait référence à un type de rêve : les rêves lucides. En bref c’est un rêve où on comprend qu’on est en train de dormir, grâce à cela on peut contrôler le rêve. Ce serait trop long pour tout dire alors je vous invite à vous renseigner sur le sujet, je le trouve très intéressant.

     


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    Les couleurs flirtent et se mélangent, brillent presque
    Une lumière blonde perce le feuillage
    En harmonie, formant une sublime fresque
    Une beauté sauvage mais pourtant si sage

    Mes paupières s'ouvrent sur un vide parfait
    Le rêve s'estompe dans le noir de ma vue
    Une goutte salée tombe sur l'oreiller
    Peut-être est-il blanc mais tout cela m'est perdu

    Je quitte mes draps comme un vieil habitué
    D'un pas assuré je viens ouvrir mes rideaux
    J'entends s'engouffrer la fraicheur du mois de Mai
    Je goutte le chant des grillons quelque peu faux


    Une légère brise caresse ma peau
    En haut, le ciel se teinte-t-il noir ou vermeil?
    J'aimerai le voir mais pas à travers des mots
    Des mots de quelqu'un qui encore s'émerveille

    Mais je relève la tête dans un soupir
    On dit parfois qu'il faut apercevoir pour y croire
    Mais pour moi qui a perdu de vue ce loisir
    Pour y croire il ne me reste plus que l'espoir

    Dehors, une pluie légère s'abat sur mon corps
    J'entends la pluie tomber, je sens les gouttes s'écouler
    Cet instant je peux le vivre tellement fort
    Mais la pluie s'estompe comme mes rêves d'été

    Il m'arrive encore de goûter quelques trêves
    Quand Morphée m'enlace de ses bras de velours
    Alors je m'abandonne à lui et à mes rêves
    Espérant voir ce qui m'est interdit le jour

     

    Note : C’est un ami qui m’a proposé ce thème : « faire un poème sur un aveugle ». Il pensait faire sur un aveugle de naissance mais j’ai préféré le faire sur quelqu’un devenu aveugle. Mais je compte faire un poème en utilisant tous les sens sauf la vue pour décrire un paysage  (car j’utilise principalement la vue dans mes poèmes). Depuis longtemps je pense à faire une version audio d’un poème. Et je pense que ce poème est une bonne occasion de le faire. Mais je ne sais pas quand, ni même si je le ferai. Par ailleurs je tiens à dire que ce poème est un point de vue d’un seul aveugle (fictif qui plus est) il n’est pas général.


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    Y-a-t-il déjà trop de gens heureux ?

    Le bonheur est-il si contagieux et venimeux ?

    Et trop peu de personnes qui existent

    Avec au fond d’eux qu’un vide triste ?

     

    Alors éteignons donc nos étoiles

    Et sur la vérité rabattons le voile

    Laissons le ciel, reflet de notre propre âme

    S’assombrir pour planter la dernière lame

     

    Si nous ne sommes pas déjà au fond de l’abîme

    Forçons-nous à délaisser les cimes

    Forçons-nous à nous vider de nos larmes

    Puisque c’est enivrant de perdre nos armes

     

    Faisons donc taire égoïstement nos vies

    Même si ne reviendront pas les étoiles péries

    Ne vous estimez pas donc stupides ?

    De par vos actes insipides

     

    Ne pensez-vous pas que vous avez tort ?

    Qu’il faudrait être heureux de ne pas être mort

    Qu’autres parts les gens peinent à exister

    Mais pourtant ne s’apitoient jamais

     

     

    Note : Je préfère normalement me taire sur le sens des poèmes mais je pense que pour celui-là une explication n’est pas de trop. Si vous avez déjà un avis bien tranché et qu’il vous convient ne lisez pas la suite. Je parle donc ici de certaines personnes qui cherchent à être triste pour attirer l’attention sur eux, comme si la tristesse avait quelque chose d'attirant. Certes en tant que « poète » (ce n’est pas à moi de décider si je mérite ce terme mais je n’en voyais pas d’autre) je considère la tristesse comme une source d’inspiration. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faille la chercher. Enfin le titre, le poème étant placé sous le signe du sarcasme (sauf la fin) le titre l’est aussi. Je compare le bonheur à une lumière, et comme si tous ces bonheurs étaient de trop, un peu comme une pollution (ici donc je n’utilise pas le terme « Pollution lumineuse » dans son sens propre), mais je pense plutôt qu’il y a trop de gens qui vivent dans le noir et pas assez qui brûle de cette lumière.


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     Le soleil enlace ma peau
    Elle s’embrase à son étau

    Et s’orne de rouille d’antan
    Se teinte d’or mêlé au sang
    Le vent et le ciel sont changeants
     

    L’orage tonnera sans pluie
    Les vagues iront voir mille vies

    Dans une caresse inlassable
    Elles languiront sur le sable
    D’un rythme quelque peu instable
     

    Comme ces petites lumières
    Qui traversent les rues de pierre

    Pour suivre un conseil ou un ordre
    Pour édifier un flou désordre
    Frôlant de peu la discorde
     

    Ainsi tourne parfois le monde
    Plus vite pour chaque seconde

    Quand l’horizon devient rêvé
    Le soleil baigne les vallées
    Comme les enfants dans l’eau dorée
     

    Alors l’herbe parait plus plage
    Qu’une étendue verte trop sage

    Chacune de ces vies fourmille
    En tissant de fil en aiguille
    Une vie qui jamais ne cille
    Je crois qu’on la nomme « Été »

     

    Note : J’ai écrit ce poème sur un thème proposé par Elrad, vu que j’avais déjà écrit un poème sur le printemps (Chloris) il me proposait d’en écrire un sur chaque saison, voilà donc mon poème sur l’été.


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