• Prologue

     

     Pour le blog j'ai changé le découpage des chapitres pour pouvoir en poster une partie chaque mois. Voici le découpage original:

     

    Chapitre I: Le ciel était bleu

     

    Chapitre I: Partie 1
    Chapitre I: Partie 2
    Chapitre I: Partie 3
    Chapitre I: Partie 4

     

    Chapitre II: Qu'importe le prix à payer

     

    Chapitre II: Partie 1
    Chapitre II: Partie 2
    Chapitre II: Partie 3

     

    Chapitre III: Ruines

     

    Chapitre III: Partie 1

     

     

     

    Il y a un commencement à toute chose, le début a eu lui-même un commencement. Avant que le monde existe il n'y avait rien mais tout existait déjà, il y avait l'Absent et le Présent, le Rien et le Tout, le Commencement et l'Aboutissement. Le début et la fin étaient posés, mais ce qui arriverait entre ces deux échéances n'était pas prédit et ne le sera jamais.

     

     

       Il est souvent dit qu'il pleut un jour de bataille, il est dit que le ciel est sombre un jour où les vies sont fauchées. Aujourd'hui était une exception, pourtant maintes âmes allaient partir. Le ciel était sans nuage, il semblait irréel, il était trop pur, trop parfait. Le soleil grand, rond se couchait, il allait disparaître derrière les montagnes, laissant place à l'ombre et à la lune. Il s’éclipsait pour revenir et teinter dans sa chute l'armée qui avançait de lueurs pourpres. La lumière décroissante se reflétait sur chaque arme, chaque armure. Le soleil semblait leur rendre hommage, s' il savait les maux que l'armée apportait, il ne s’inclinerait pas devant eux. Les soldats avançaient un pas après l'autre, comme l'océan avance. Mais l'océan se retire pour laisser paraître la plage, cette armée elle, avancera et recouvrira la terre de son drapeau. Elle prendra des vies pour prendre le pouvoir. Mais une vie vaut-elle l'ambition d'une personne, serait-elle un dieu ? Pour eux la question ne se posait pas ni pour leur dirigeant. Ce n'était ni un homme ni un dieu, c'était un Dragon. Il avait maints noms : le Pourfendeur de Chair, la Terreur des Hommes, le Fils du Volcan, l’Être obscur ... Mais ses hommes l’appelaient le Dragon Volcanique. Lui et ses alliés étaient arrivés par-delà le désert du Nord. Leur existence était auparavant racontée par les voyageurs. Mais aujourd’hui tout le monde les voyait et tout le monde savait ce qu’ils étaient venus faire. Prendre les terres de l'Accelstim, le monde que les Dieux avaient créé pour leurs créatures.

     

       Nanor était un Homme, une de leurs créatures. On lui avait dit que s' il offensait les Dieux il irait dans les Ténèbres. Si les Dieux existaient ne les aideraient-ils pas, ne repousseraient-ils pas le Dragon Volcanique et son armée ? Les Dieux les avaient abandonnés tout simplement, ils les avaient laissés à leur triste sort. Si les dieux ne les protégeaient plus, quelqu'un devait se lever. Nanor s'était levé et ses hommes d’aujourd’hui étaient ceux qui avait rejoint sa cause hier. Ils s’étaient donnés un nom : La Résistance et le mouvement s’était répandu comme une maladie insidieuse. Les Hommes du Nord voulaient éradiquer ce virus qui bloquait leur conquête. Alors ils avaient quelques bataillons les affrontaient, chaque bataillon s’était heurté aux murs de Dem’Breck, aucun n’avait même franchi l’enceinte de la ville. Maintenant les Hommes du Nord avaient réuni leurs bataillons, ils avaient réuni chaque combattant et c’était une marée humaine qui approchait inlassablement des portes de Dem’Breck. Être rebelle valu à Nanor l'admiration des uns et la haine et des autres.  Pour ceux qui le suivaient il représentait une solution, une échappatoire. Un chemin différent, mais de liberté même si la Mort attendait au bout du chemin. C'était peut-être ça qui les rendaient plus fort, se battre en sachant qu'ils mourront en donnant un moment de répit et d'espoir aux opprimés. Et au moins ils mourront en hommes libres, libéré de toutes entraves.

     

       Nanor contemplait ceux qui les tueront, lui et ses hommes. L'armée était d'une beauté mortelle et le soleil couchant ne faisait que la magnifier. Avec un sourire résigné il se retourna et observa le lieu où il vivra ses derniers instants : Dem'Breck. Il y a de cela plusieurs siècles Dem'Breck avait été le théâtre d'une autre bataille pour le bien du peuple. Maintenant elle était la capitale de la Résistance. Le site était donc symbolique mais aussi stratégique. Trois plateaux avaient été creusés à même la montagne, de ce fait une falaise abrupte faisait office de défense naturelle sur un flanc. L’autre flanc était entouré par un monumental mur de pierre. Il était d’une une épaisseur incroyable, le mur comme tout la cité avait été construit il y a de cela plusieurs siècles. Une époque où chaque cité se devait d’être monumental. Dem’Breck était un chef-d’œuvre d’architecture et de stratégie, mais tout génie avait des limites et l’armée qui arrivait était elle aussi monumentale. Nanor l’observait depuis la muraille, à son côté se tenait une large tour circulaire. À son sommet on avait installé une baliste, le fleuron de l’armements des Résistants. Elle projetait de larges pieux taillés dans des troncs de pins, ces pieux étaient enchantés et créaient une explosion capable de tuer une vingtaine d'hommes. Maos est-ce que cela suffira ? Nanor l’espérait seulement.


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