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    Un coup du sort nous l'a donné
    Et comme un enfant trop gâté
    Nous l'avons usée et détruite
    Blessures éternelles par des vies fortuites

    Nous lui devons notre existence
    Elle nous doit sa souffrance
    Peut-être bientôt sa mort
    Avant encore combien de torts?

    Combien de forêts faudra t-il raser?
    Combien de terres à défigurer?
    Encore bien peu je le crois et crains
    Ne pouvez-vous pas effleurer la Fin?

    Est-ce par idiotie ou désintérêt?
    Peu importe au point où nous sommes désormais
    Peut-être faudrait-il ouvrir les yeux,
    Pour chercher un monde un peu mieux

    Tant de balafres, de cicatrices
    Causés par tant d'orgueil et de vices
    Que faisons-nous pour l'amour de l'argent?
    Tout ce qui viendra à notre esprit pendant

     

    Note: Je n'ai rien à dire de particulier sur ce poème à part que c'est grâce à  la Terre que nous sommes là et peut-être avant de chercher la solution dans les étoiles nous pourrions regarder notre Terre et nous dire que celle qui nous a vu naître pourra encore nous voir grandir si nous y mettions du notre. Il ne sert à rien de trouver une autre planète habitable si nous recommençons les mêmes erreurs qu'avec la Terre. 


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    La nature est une nymphe dans les éclats du printemps
    Au teint pâle de l'hiver désormais fané
    Elle quitte le froid et la neige pour bercer les fleurs envoûtées
    Souriante dans son corset de tulipes et de jonquilles s'enlaçant

    Sous chacun de ses pas naissent une nouvelle vie
    Elle marche et défait la surface cristalline des rivières
    Les oiseaux dans son sillage chantent les premiers airs
    Chaque plante, chaque être renaissant à l'envie

    Je m'imagine déjà dans les champs écarlates
    Poursuivant les vestiges de ton odeur
    Je ne verrai que ton ombre fugace, qu'une lueur
    Pourtant je chercherai sans cesse ta beauté disparate

    Tu es ma seule quête, ma dernière prière
    Je ne laisserai pas l'automne t'enlever à nouveau
    Pour toujours ton sourire et les champs de coquelicots
    Je te suivrai jusqu'aux forêts de lierre

    Je voudrai être le prochain à embrasser tes suaves lèvres
    À pouvoir respirer ton frêle jasmin
    À admirer ton sourire pur et sibyllin
    Je t'oublierai finalement pour te retrouver avec fièvre

     

    Chloris

     

    Note: J'ai écris ce poème selon le thème donné par Lisa "Le printemps", malgré un début laborieux j'ai aimé travailler sur ce thème. Je lui ai même fait une illustration comme vous pouvez le voir. Mes talents de dessinateur sont plutôt mitigés mais j'espère que ce dessin vous plaira. Et quant au titre, "Chloris" est dans la mythologie grecque la nymphe des fleurs et du printemps.


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     Si vous n'avez pas lu le début de cette fiction (l'Héritier des Dieux), ne lisez pas cet article. Le début de la fiction est ici.

     

       D'un pas lourd, Nanor alla se présenter devant ses hommes. Ils étaient là, avec le temps leur nombre avait atteint celui d'une vaste brigade. Mais même avec ce nombre ils ne vaincront pas des millions.

    - Vous le savez, je ne suis pas homme de discours, commença le dirigeant de la Résistance, mon éloquence n'égale pas ceux qui sont à nos portes. Je n'utilise pas de paroles d'or pour rallier les gens à ma cause. Je me bats pour une cause que je crois noble, et vous l'avez suivie parce que vous la trouvez noble. Tout simplement.

    Il marqua une pause, fit quelque pas sur son estrade improvisée et reprit :

    - Je vous connais tous. Je pourrais dire que les lâches peuvent fuir, mais je sais qu’il n’y a même pas une once de lâcheté dans votre cœur. Vous êtes plus méritants que n'importe quels nobles ou riches, si la terre des Dieux existe, vous y irez tous. Les Hommes du nors s’acharneront pourtant. Ils diront que notre cause n'est pas noble. Mais leurs actes sont tellement abjects. Comment ne pas être révolté ? Comment ne pas se révolter ?!

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    Personne qui ne me veuille

    Sans frère, ni sœur

    Seul avec ma peur

    Ma vie est-elle rance,

    De par ma différence ?

    Né quelques part,

    Un geste épars,

    Une pensée en trop.

    Mais qu'est-ce que je vaux ?

    Je tombe,

    Je creuse ma tombe.

    J'écris mon épitaphe.

    Sur mon passage on s'esclaffe

    J'espère une étincelle,

    Que ce ne sera plus comme tel.

    Faut-il que je ne sois plus le même,

    Pour être accepté par le système ?

     

     

    Note: Un poème un peu spécial aujourd'hui car tout d'abord il n'est pas organisé en strophe et car il a été adapté en chanson. La chanson a été réalisé dans le cadre d'un projet cinématographique sur le thème du harcèlement, seules les paroles sont de moi.


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    L'herbe est rougie par le feu et le sang

    En contrebas l'eau prend la teinte du soleil couchant

    Le doux crépitement des flammes chante un air doucereux

    Il berce les arbres horrifiés par les corps cadavéreux

     

    Les vivants ont délaissé ce lieu envahi par les morts

    Ils tentent de sauver ceux qui s'abandonnent au sort

    Ils sont des vainqueurs, mais les vivats ressemblent aux pleurs

    Les horreurs et les immondices gravés dans leurs cœurs

     

    En haut de la colline règnent les charognes

    Dévorant les suicidés dans leur honneur borgne

    Les katanas ondoyants gisent entre les cerisiers

    Et Fūjin se souvient des cris des décapités

     

    Comme à travers une brume irréelle partent les âmes

    Récoltées par les Shinigamis, elles laissent corps et lames

    Elles délaissent aussi leurs anciens compagnons d'armes

    En les abandonnant au deuil et aux larmes

     

    Les vivants n'oublieront pas ce funeste jour

    Dans un coin d'âme resteront ces souvenirs, pour toujours

    Ils se souviendront de l'eau à la teinte du soleil couchant 

    Et de l'herbe qui était rougie par le feu et le sang

     

    Note: Tout d'abord merci à Maddy d'avoir proposé ce thème ("Japon médiéval après une bataille"),  sinon je ne me serai jamais attaqué à ce genre de thème, mais au final son écriture a été intéressante et enrichissante. Ce poème se déroulant au Japon vous n'aurez peut-être pas toutes les références nécessaires. Alors Izanami est la Déesse de la Création et de la Mort, Fūjin le Dieu du vent et enfin les Shinigamis sont des divinités psychopompes, un peu comme la Faucheuse dans le monde Occidental sauf qu'il y en a plusieurs.


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