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     Si vous n'avez pas lu le début de cette fiction (l'Héritier des Dieux), ne lisez pas cet article. Le début de la fiction est ici.

       Il montait une marche après l'autre. Il était à la moitié de son ascension de la tour. Il se souvenait de la foule d'émotions qui l'avait bouleversé dès le début de sa chute. Le souvenir de son enfance heureuse auprès de son père, la rencontre de sa femme, la naissance de son fils... Tout cela en une fraction de seconde. Et puis il y avait eu l'incompréhension. Une vague de soulagement le traversa quand il avait compris. Il aurait voulu le remercier. Si seulement il n’était pas mort. 

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    Des plaines à l'herbe jaunie, couleur de soleil
    Une forêt de ronces et quelques champs vermeils
    Sur une seule route, celle que je suis
    Ici des éclaircies et parfois de la pluie
    Faisant ployer les arbres ou fleurir chaque pré
    Le vent et les vagues liés ont même chanté
    La rive s'en souvient mais je n'y penserai plus
    Plutôt se défaire de ce que j'ai perdu
    Ce pont inondé et cette vallée de larmes
    Mais regarde là-bas sur le sol quelques armes
    Rouillées par cette pluie légèrement salée
    Sur la même route, celle que je me crée
    Celle que je dessine à l'encre de mes rêves
    J'y marcherai avant que le soleil se lève
    Car ce soir la nuit est douce et sans nuage
    En chaque endroit je ne serai que de passage
    Si tu veux goûter la terre, oublier le bitume
    Suis-moi sur la route avec au loin la brume
    Viens aussi mon ange apprend mes joies et mes doutes
    Choisissons ou inventons notre propre route
    Mais peu m'importe les sentiers trop bien battus
    Cela fait longtemps qu'ils ne peuplent plus ma vue
    Et je connais par cœur la route arpentée
    Des espoirs et quelques rêves désenchantés
    L'eau d'une marre qui se fait lentement sang
    Et des journées entières de soleil couchant
    Un chemin tellement glacé et couvert de givre
    Que j'aurais perdu mon cœur si je n'étais ivre
    Un pont en lambeaux, un brouillard d'or et l'abîme
    Quelques fois un jardin au-delà de nos cimes
    Des jours d'azur, d'autres de nuages et d'orages
    Une plaine sans vie qui n'est plus que naufrage
    Et ce n'est rien d'autre qu'un commencement
    Mais il faut bien qu'il dure le temps d'un instant
    Car il y en aura encore, j'en suis sûr
    Pour mes yeux sans doute, ce sera à usure
    Et je les verrai tous sans les attendre
    Des déserts faits de poussières et de cendres
    Des terres lisses de nacre et des ciels de marbre
    Des rivières asséchées et des forêts sans arbre
    De l'air trop empli de mort pour que je l'inspire
    Je ferai que le lieu de mon dernier soupir
    Ne soit jamais cette falaise d'ecchymose
    Mais cette plaine couverte de pourpres roses


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    On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
    Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
    Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
    Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
     

    Mais je chante, proclamant au-delà du ciel,
    Leur souffrance, leur désespoir irréel.
    Quand ils marchaient dans le désert.
    Quand la mort emplissait l'air. 

    Nés quelques part, nés au mauvais endroit,
    Une pensée en trop, une idée en soi.
    A leur mort ils priaient les cieux,
    A leur mort ils suppliaient Dieu. 

    Prétendu ami des Hommes du Nord,
    Leurs hôtes ont voulu leur mort.
    Les descendants du grand Sultan,
    Enfant de l'empire Ottoman. 

    Les ont tués, exterminés jusqu'au dernier.
    Leurs corps ont été entassés,
    Dans les fossés des routes désertes,
    Étaient leurs cadavres inertes. 

    Ils ont massacré les enfants d'Adam et Ève,
    Morts lors d'un lugubre rêve.

     

    Note: C’était un exercice durant un cours de français, en prenant comme premier paragraphe un extrait de Nuit et Brouillard de Jean Ferrat (ici le seul paragraphe qui n'est pas en italique) écrire un poème engagé.


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    Soleil qui dore les champs de blé

    Je viens à ton zénith m'incliner

    Te remercier tels les tournesols

    De faire fleurir d'amour nos sols

    De consumer de haine nos plaines

    D'enlaidir de tristesse nos peines

    De nous offrir une once de vie

    Soleil je viens te dire merci

    Merci de te refléter sur l'eau

    Quand tu finis ta course là-haut

    Merci pour la brume aux mille éclats

    Quand tu viens sonner le jour là-bas

    Merci pour les journées sans nuage

    Merci pour laisser tonner l'orage

    Et de revenir après la pluie

    Soleil je viens te dire merci

     

    Note: En écrivant ce poème je pensais au départ faire un poème sur l'été comme l'avait proposé Elrad (le poème sur ce thème est ici: Fièvre estivale) mais les mots se sont orientés plus comme une Ode au soleil (qui était d'ailleurs le titre provisoire).


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    La clarté des lampadaires couleur de blé

    Accompagnait les pas du rêveur éveillé

    Rêveur quand il voyait la nature chantante

    Éveillé quand il arpentait les rues dormantes

     

    Puis les rues deviennent chemins sombres

    Mais sombre d’allure avec un cœur sans ombre

    Car la chouette chantait et les feuilles tremblaient

    Et la forêt vivait mais nul ne le savait

     

    Rêveur éveillé, il aimait l’obscurité

    Car même les enlacés ne s’y arrêtaient

    Ainsi il contemplait ce peuple sans sommeil

    Alors que les siens étaient bien loin de l’éveil

     

    Enlaçant des bras sa solitude nocturne

    Dans la nuit, il rêvait les sentiers taciturnes

    Au-delà de voir il a appris à connaître 

    Rêveur éveillé il est et fait tout mon être

     

    Note: J'ai écrit ce poème alors que je marchais de nuit dans la forêt. Le soleil allait se lever et moi j'allais à sa rencontre. Ce poème retrace mes sentiments lorsque j'allais vers la clairière pour voir l'aube. Un autre poème est dédié à ce lever de soleil. Je le publierai d'ici peu.


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